Pollution en Thaïlande : Bangkok, Chiang Mai, quand l'éviter

Mis à jour le 16 octobre 2026.

La pollution en Thaïlande, c'est le sujet que les blogs de voyage évitent. Après la saison des pluies, le beau temps revient, le ciel se dégage… et avec lui, les particules fines. À Bangkok et surtout à Chiang Mai, l'air devient parfois parmi les plus pollués du monde. Je vis à Bangkok depuis 3 ans et je suis très sensible à la pollution : elle m'a déjà mise vraiment mal deux fois. Depuis, j'ai un purificateur d'air chez moi et je porte un masque dès que l'air se dégrade. Voici les chiffres, les périodes à surveiller et mes conseils.

Pollution en Thaïlande : Bangkok sous un voile de particules fines PM2.5 pendant la saison sèche

Pourquoi la pollution arrive avec le beau temps

Pendant la saison des pluies, de mai à octobre, la pluie lave l'air. Quand elle s'arrête, trois choses se combinent :

  • L'air stagne. La saison sèche apporte peu de vent, et l'air frais du matin bloque la pollution près du sol, surtout à Bangkok.
  • Le trafic. Des millions de véhicules, dont beaucoup de diesel, dans une ville où les bouchons durent des heures.
  • Les brûlis. Dans le nord et dans les pays voisins, les agriculteurs brûlent les champs après les récoltes, et les feux de forêt se multiplient. La fumée descend jusqu'à Bangkok certains jours.

Résultat : les mois les plus agréables pour la météo sont aussi ceux où l'air est le pire. C'est le paradoxe de l'hiver thaïlandais.

Les chiffres : à partir de quand c'est dangereux

Le polluant à surveiller, ce sont les PM2.5 : des particules plus fines qu'un cheveu, qui passent dans les poumons et jusque dans le sang.

  • Recommandation de l'OMS : pas plus de 15 µg/m³ en moyenne sur 24 heures.
  • Norme thaïlandaise : 37,5 µg/m³ sur 24 heures, déjà plus du double.

Les applis affichent souvent l'AQI, un indice global plus parlant :

AQI Niveau Ce que je fais
0 à 50 Bon Rien de spécial
51 à 100 Modéré Je reste attentive si je suis fatiguée
101 à 150 Mauvais pour les personnes sensibles Masque dehors, pas de sport en extérieur
151 à 200 Malsain pour tout le monde Masque FFP2/N95, sorties limitées
201 à 300 Très malsain Je reste à l'intérieur, purificateur allumé
Plus de 300 Dangereux Je ne sors que si je n'ai pas le choix

Bangkok : décembre à février, les mois à surveiller

À Bangkok, les pics arrivent surtout entre décembre et février, parfois jusqu'en mars. Pour te donner une idée de ce que ça peut donner, en janvier 2025 :

  • les PM2.5 ont atteint 108 µg/m³ le 24 janvier, presque trois fois la norme thaïe ;
  • 352 écoles de la ville ont fermé, un record depuis 2020 ;
  • la ville a rendu les transports publics gratuits pendant une semaine et a demandé aux habitants de télétravailler ;
  • Bangkok s'est retrouvée parmi les villes les plus polluées du monde selon IQAir.

Ce n'est pas tous les jours comme ça. Il y a de longues périodes où l'air est correct. Mais quand ça monte, ça se sent : gorge qui gratte, yeux qui piquent, fatigue, maux de tête.

Chiang Mai : la saison des brûlis, de février à avril

Le nord est le plus touché. Chiang Mai, entourée de montagnes, piège la fumée des brûlis et des feux de forêt. La saison va en gros de février à avril, avec un pic souvent en mars-avril.

  • Selon la NASA, environ 70 % des particules fines de Chiang Mai en avril viennent de la combustion de végétation.
  • Le 1er avril 2026, Chiang Mai a affiché un AQI de 235 sur IQAir, l'un des pires niveaux au monde ce jour-là.
  • Entre le 1er janvier et le 27 avril 2026, la province a compté 10 849 foyers de feu, au-delà de son objectif pour l'année.

Mon conseil : pour le nord, vise novembre à janvier. L'air y est encore bon, il fait frais, et c'est la saison des fêtes avec Loy Krathong et Yi Peng à Chiang Mai. Si tu ne peux partir qu'en mars ou avril, privilégie les îles du sud : je compare les régions dans quelle île choisir en Thaïlande.

Ce qui m'est arrivé

Deux fois, la pollution m'a mise au sol. Je me suis sentie vraiment très mal, au point de devoir tout arrêter. Je ne prends plus ça à la légère. Depuis, j'ai changé trois choses :

  • j'ai acheté un purificateur d'air pour chez moi ;
  • je porte un masque FFP2 ou N95 dès que l'AQI dépasse 150 ;
  • je regarde la qualité de l'air chaque matin, comme la météo.

Mes conseils pour te protéger

Avant de partir

  • Choisis ta période. Si tu es asthmatique, si tu voyages avec un bébé ou une personne âgée, évite le nord de février à avril.
  • Installe les applis : IQAir (AirVisual) pour comparer avec le reste du monde, et Air4Thai, l'appli officielle du département thaïlandais du contrôle de la pollution.
  • Prends tes traitements si tu as de l'asthme ou des allergies, en quantité suffisante.

Sur place

  • Le bon masque. Un masque chirurgical ne filtre pas les PM2.5. Il faut un FFP2, N95 ou KN95, bien ajusté au visage. On en trouve dans les 7-Eleven et les pharmacies.
  • Pas de sport dehors les jours où l'AQI dépasse 150. Jogging à Lumphini un jour rouge, c'est la pire idée.
  • Vise les lieux climatisés les jours de pic : malls, musées, cafés. L'air y est souvent filtré.
  • Prends le métro plutôt que la moto-taxi : sur une moto, tu respires directement les gaz d'échappement.
  • Écoute ton corps. Toux qui ne passe pas, essoufflement, oppression dans la poitrine : consulte. Les hôpitaux privés de Bangkok reçoivent sans rendez-vous.

Si tu t'installes : le purificateur d'air

Pour les expats, c'est indispensable. Quelques repères pour bien choisir :

  • un filtre HEPA (H13 de préférence), le seul qui retient vraiment les particules fines ;
  • une puissance adaptée à la taille de ta pièce (regarde le CADR ou la surface conseillée) ;
  • un filtre à changer régulièrement, souvent tous les 6 à 12 mois, plus vite en saison de pollution ;
  • un capteur intégré, pratique pour voir la différence entre l'air dehors et chez toi.

Mets-le dans la chambre en priorité : c'est là que tu passes le plus d'heures. Garde les fenêtres fermées les jours de pic. Ton corps te dira merci.

Mon avis

La pollution ne doit pas te faire renoncer à la Thaïlande. Elle doit juste te faire choisir le bon moment et le bon endroit. Bangkok et le sud se vivent très bien la plupart de l'année. Pour le nord, la fenêtre idéale, c'est novembre à janvier. Et si tu es sensible comme moi, un masque dans le sac et une appli dans le téléphone, ça change tout.

FAQ : la pollution en Thaïlande

Quand la pollution est-elle la plus forte à Bangkok ?

Surtout de décembre à février, parfois jusqu'en mars, quand l'air sec stagne au-dessus de la ville.

Quand éviter Chiang Mai à cause de la pollution ?

Pendant la saison des brûlis, de février à avril, avec un pic souvent en mars-avril. Novembre à janvier est la meilleure période.

Quel masque porter contre la pollution en Thaïlande ?

Un masque FFP2, N95 ou KN95 bien ajusté. Les masques chirurgicaux ne filtrent pas les particules fines PM2.5.

Quelle appli pour suivre la qualité de l'air en Thaïlande ?

IQAir (AirVisual) et Air4Thai, l'appli officielle du département thaïlandais du contrôle de la pollution.

Tu veux savoir quelle région visiter selon le mois, pour éviter la pluie comme la pollution ? Mon guide Thaïlande « L'essentiel pour bien partir » détaille les saisons région par région, avec mes conseils santé et mes astuces de terrain. Mis à jour à chaque changement de règle.

Lire aussi : météo Thaïlande décembre 2026 : où avoir le grand soleil et où partir en Thaïlande en novembre 2026.

Retour au blog